Un et un font deux…

Le partage des cimaises chez Jean-François Callo, lors des ouvertures d’Ateliers d’Artistes à Lorient, est toujours à l’origine de belles rencontres, chacun appréciant les qualités du partenaire. 

Il parut alors évident à Daniel Cordeau, d’interpréter en tapisserie une œuvre du peintre et de provoquer ainsi une nouvelle association dans une exposition de leurs travaux à Port-Louis sur les cimaises de l’éphémère.

Licier créateur composant et réalisant ses propres modèles, Daniel Cordeau aime aussi se mettre au service d’une œuvre qu’il apprécie… 


C’est ici le cas avec le peintre Jean-François Callo, qui nous confie :

« C’était le confinement avec un temps splendide, mon jardin devint rapidement le thème car je travaille sur le vif. Dessins, pastels, peintures (gouache, acrylique, huile), papiers découpés, imprimés au pochoir ce travail s’est étalé sur 2 ans. En travaillant plusieurs fois le même sujet sur le vif, ce ne sera jamais exactement pareil puisque l’instant et mon ressenti sont différents. Différente sera l’approche, différent sera le résultat. Dans le premier tableau, tout n’est pas exploré et dans sa conception, des portes s’ouvrent pour en engendrer de nouveaux.
Quand Daniel m’a proposé de tisser un de mes pochoirs, j’ai été particulièrement touché…
Sa tapisserie est une réalisation complémentaire à ce sujet.
» 

Exposition photos

Peut-êre peintre et calligraphe autant que photographe, Jean-Michel Le Claire est un créateur d’images singulières et poétiques, véritables aphorismes photographiques.
Si l’œuvre de Jean-Michel Le Claire n’est pas inconnue, nous découvrons au regard de cette exposition une expression quelque peu différente, comme une autre écriture…
Tel un alchimiste, il nous révèle son intime vision des sujets. 
Accentuant, voilant ou effaçant, il redessine, remodèle, réinvente, s’attribue l’image … en fait son image.

Du 9 janvier au 5 février 2023, à l’éphémère 28, Grande rue à Port-Louis
De 16h00 à 19h00 le vendredi et le dimanche, de 10h00 à 13h00 et de 16h00 à 19h00 le samedi ou sur rendez-vous en appelant le 06 22 33 21 02

Terres mélées


L’eau, la terre, les reflets… une intarissable source d’inspiration qui a réuni cinq céramistes de «Terres mêlées», association nouvellement créée.

Camille Mazure, Manon Moy, Margaux Thoueille, Catherine Fontaine et Stéphane Le Calvé présentent leurs récentes créations, des œuvres singulières utilisant les éléments aussi simples qu’essentiels … l’eau, la terre, le feu.

La céramique à l’éphémère, grande première pour cette dernière exposition de l’année 2022.

Le titre leur est venu d’un poème d’Etel Adnan :

la vie toujours au temps présent dans la nonchalance d’un ruisseau “…

Leur séjour à l’éphémère sera ponctué de trois rendez-vous :
Samedi 3 décembre à 18h30 

Vernissage et projection d’une vidéo réalisée par Margaux Thoueille sur les gestes des céramistes… 

Vendredi 9 décembre à 19h00

Soirée-lecture de textes poétiques par Anne Beaumont et plusieurs autres lecteurs, accompagnée par la guitare de Dimitri Massebœuf 

Samedi 17 décembre à 19h00. 

Soirée-concert de guitare par Dimitri Massebœuf

Ouvert tous les jours de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00

Le réel imaginaire

Danse la ville / Peintures de Nicolas Delage du 3 au 23 octobre.

Rencontrer Nicolas Delage est une expérience qui ne peut laisser indifférent. C’est un livre ouvert que cet homme : la douceur de son regard, sa voix chaude, le lent débit de sa parole, le choix des mots, ses hésitations, voilà qui apaise en une époque où la pratique du verbe haut est courante et épuise aussi bien le locuteur que celui qui l’écoute. 
Par ailleurs le monde féérique que Delage dépeint s’accorde à son être. S’il n’est pas dupe du tragique et de la violence ambiante, chaque aube demeure pour lui un possible commencement, chaque tableau témoigne de la quête d’un nouvel et intime Eden intime dont il serait à la fois l’architecte, le berger et le jardinier.

https://nicolas-delage-peintre.com

Ciné-Fil, le retour

De 2016 à 2019 le Ciné-Fil de l’éphémère vous proposa seize films d’auteurs dans la salle audio-visuelle de Riantec. Avec tristes marées basses parfois ( 30 spectateurs ) et heureuses marées hautes ( plus de 120). Un virus intempestif nous contraint de mettre fin provisoirement à cette belle expérience. Notre défi aujourd’hui est de la reprendre. Et si nous disons DÉFI c’est que les reclus que nous fûmes se tournèrent naturellement vers d’autres options culturelles, plus solitaires de fait, et cela pour tous les arts vivants. Les salles de concert, de cinéma et de théâtre, en témoignent encore aujourd’hui douloureusement. Mais s’il est vrai que le singulier et le repli puissent parfois être sources de plaisir et de pensées vives, n’oublions pas que le pluriel et le partage aussi. C’est pourquoi nous espérons que vous nous aiderez à relever notre défi en ayant à cœur de voir ou revoir sur grand écran deux incontournables films français reliés par leur choix du Noir et Blanc, leur date de naissance ( 1962 ) leur lieu de tournage (Paris), le nom de leur compositeur ( Michel Legrand ) et surtout et plus que tout : un même respect éthique du public. Les voici :


1 : CLÉO DE 5 À 7, LE VENDREDI 7 OCTOBRE À 20H.

Ou comment une femme face à son destin passe du regard sur soi au regard sur les autres, en s’observant puis en brisant un miroir. De la superstition à la peur, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, elle va vivre 90 minutes particulières durant lesquelles son amant, un musicien, une amie, puis un soldat en permission vont l’aider à ouvrir les yeux sur le monde. Prix Mélies 1962 par la grande dame de la nouvelle vague française, Agnès Varda. 

2 : JOLI MAI, LE DIMANCHE 9 OCTOBRE À 16H.

Ou comment, après huit années de guerre, savoir à quoi pensaient les parisiens dans leur diversité juste après que la paix soit signée à Evian. Il semble au vu du film qu’ils pensaient amours, argent, logements, télévisions, lendemains qui chantent etc… Prix de la presse internationale au festival de Cannes 63, Lion d’or à Venise par le maître du cinéma-vérité, Chris Marker, associé ici à Pierre Lhomme.

Que ce soit donc par l’histoire d’une seule ou celle de tout un peuple, ces deux ouvrages interrogent l’État des Choses et du Langage de notre Jourd’hui. Que s’est-il donc passé depuis ? Beaux moments en perspective que la découverte de ces deux ouvrages, plaisirs plus grands encore de les revoir ensemble et sur grand écran dans notre salle audiovisuelle de Riantec. Entrée : 5 euros

L’été se termine en beauté

Trois jeunes artistes chiliens en résidence du 12 au 25 septembre 

« Les Arts comme portes d’entrées aux échanges culturels entre jeunes, étudiants et professionnels de la région de Valparaiso et de Bretagne …»

Dans le cadre du programme « Chile en Bretagne » en partenariat avec l’association Varma et l’association Breizh Chile Rapanui, l’éphémère reçoit du 16 au 25 septembre, trois jeunes artistes muralistes chiliens de renom :
Juan Pablo Gatica « Jotapé », Magdalena Canas-Laval « Maida K » et Ignacio Tapia Cuadros.
Ils réaliseront sur place une œuvre qui sera dévoilée le samedi 24 septembre à partir de 18 h 30.
Suivra une conférence :
« Le muralisme à Valparaiso, une philosophie de l’engagement artistique ».

Juliette Bouchery en résidence du 26 septembre au 2 octobre

« Une belle tranche »  

En onze ans, un blog, deux romans, un volume de nouvelles, un spectacle pour les 400 ans de Port-Louis, des scénarios de films.
Et maintenant, une semaine multiple de gestes écrits, parlés, une soirée de lectures impromptues et festives, la projection d’un film de Franck Gourdien, les répétitions pour un court métrage qui se tournera en octobre avec Nathalie Ansquer et Tristan Le Goff, le tout en guise de point final ou de tremplin, en clôture d’une belle tranche de onze ans à Port-Louis.

Invitations à la découverte…

Catherine Denis, résidence/exposition du 3 au 21 août 2022

Ouvert au public tous les jours de 10h à 13h et de 16h à 19h.

Après plus de dix ans passés en Chine, j’ai enseigné la calligraphie chinoise, ou art de l’écriture au pinceau, durant vingt-huit ans, tout en poursuivant ma propre démarche artistique, entre l’écrit et l’image.

Invitée en résidence à l’Ephémère, du 3 au 21 août, je serai heureuse d’accompagner votre regard de la source de ma démarche artistique (écriture au pinceau) à mes créations récentes (Sonorités calligraphiques).

Des vidéos sur la pratique des différents genres calligraphiques chinois, ainsi que sur les quatre Intérieurs de mes Sonorités calligraphiques seront consultables sur place.

Sont prévues des rencontres musicales autour de mes Sonorités calligraphiques, ainsi que des lectures d’extraits de mes écrits chez Fata Morgana. Les dates en seront données à l’entrée de l’Ephémère.

Pour cette résidence, j’ai créé des petits formats (5x5cm), Fragments de paysages dans l’écriture,  qui peuvent se voir individuellement ou en composition avec d’autres…

Vous êtes invités à venir faire vos propres compositions !


Au plaisir de vous rencontrer !

Catherine Denis

catherinedenis.com

Marie Belorgey, résidence du 22 août au 11 septembre 2022

Ouvert au public les samedi 10h30 / 14h et dimanches 16h /19h

 «Aucun fil conducteur ne se suffit à lui même. 
Chacun existe, mais ne représente qu’un fragment 
du dessin finement tressé d’une totalité, 
car l’organisme vivant est relié à son monde 
par de nombreux liens.»
Rachel Carson

«Bords de Mer», in «Le sens de la merveille» 

Ausculter l’estran

Étendue limitrophe, amphibie, fluctuant au gré de l’amplitude variable des marées, l’estran provoque un étoilement des sens et du sens chez celui qui l’arpente ou s’y tient, qui revient y ausculter des lisières physiques et imaginaires, éprouver le point de contact, ses étirements, ses offrandes.

Le sensible immédiat y ricoche souvent vers d’autres espaces-temps, des dimensions disjointes se télescopent. L’immensité se love dans les détails tandis que le solide se fait miroir des flux ;  minéral, végétal, animal jouent à brouiller les frontières en s’interpénétrant selon une syntaxe matérielle et rythmique mouvante, offrant à l’étonnement, au creux des roches ou au long des laisses à la fois répétitives et renouvelées, des organismes dont le nom, la description, le fait de savoir ce que c’est, n’épuise pas le pouvoir de suggestion et de dérive.

À l’échelle de cette courte résidence et en parcourant les rivages qui se déroulent entre Port-Louis et la barre d’Etel, j’aimerais commencer à retranscrire, par des traits, des images, des mots, des récoltes, quelque chose  d’un lien, fait d’émerveillement, de familiarité et de vertige; commencer simplement à en organiser et à en partager des échos.

Marie Belorgey

en avant la zizike

Aimer les MOTS… les détourner, en jouer, les mettre en musique, un art singulier et difficile que Boris Vian et Boby Lapointe ont chacun dans leur style propre, pratiqué avec talent.

Michèle Le Gall, lecture, Henri Souillard chant et guitare, liront et chanteront des œuvres de ces deux étonnants phénomènes qui n’ont malheureusement pas connu le succès qu’elles méritaient du vivant de leurs auteurs.

Une soirée sous le signe de la poésie mais aussi de la dérision, du calembour, teintée de moquerie et de provocation.

Résidence Inès Mauricio du 23 au 27 mai

Posture(s) pour l’invisible est un voyage vers soi-même, une invitation à l’introversion. Par cette œuvre, Inès Mauricio nous invite à se replier vers l’intérieur pour regagner l’extérieur empli d’une vigueur que l’on acquiert que de nos abîmes.
Une errance à travers ce que l’on se dit… les pensées que l’on se garde… l’appréciation que l’on a pour soi, la perception que l’on a de soi… dans un ordre sociétal qui nous demande d’être pour les autres, qui sommes-nous pour nous-même ?
En ouvrant son dialogue interne, elle dévoile l’intime. elle se rend vulnérable. Cette performance est une célébration de l’imperfection, du trop, du pas assez, du doute, de la fragilité. Ce que l’on cache, elle le dévoile avec une sensibilité brutale et généreuse. 

L’œil et la mémoire…

Dominique Hanquier expose ses photographies du 13 au 22 mai 2022

« Photographe amateur et autodidacte, je fais des photographies pour pouvoir me rappeler ce que je voyais.
Parce que j’en avais assez, avant, très souvent, de ne plus pouvoir me souvenir de ce qu’il m’avait été donné de voir avec cette même précise acuité qu’au moment où j’avais VU.
L’appareil photo est un outil magique. Il permet à la réalité, quand elle vous fait signe, un bref instant complice, que l’on puisse retenir, au-delà de la simple apparence, l’un de ses multiples visages.
Souvent même, elle vibre.
Je traite mes photos. Je cherche à retrouver le visage que la réalité a vraiment voulu me montrer.
Ce n’est jamais juste. C’est parfois maladroit. Mais ce n’est pas grave. A tout le moins, j’aurais essayé.
»

Dominique Hanquier