Ciné-fil en Mars

Chers amis du ciné-fil, à vos agendas, vite vite car voici :

le vendredi 3 Mars à 20h30, une soirée documentaire a été mitonnée par notre ami Nicolas Le Gac, dont le choix s’est porté
sur ROYAL ORCHESTRA, un film musical merveilleux, émouvant du début à la fin, sans qu’on sache précisément pourquoi « , comme l’a écrit si bien le critique Jacques Drillon, dans Le Nouvel Observateur. D’après l’ami Nicolas, cette perle nous donne à voir le prestigieux Orchestre Royal d’Amsterdam partant en tournée à travers le monde, pour célébrer son 125ème anniversaire, et la réalisatrice, m’a t-il dit, suit les virtuoses à Buenos Aires, Soweto et Saint- Pétersbourg, et nous fait partager leur quotidien loin de leurs familles et leur communion avec le public ; elle part également à la rencontre des auditeurs et spectateurs, réunis par la même passion pour la musique. Elle montre comment l’ensemble réussit à gagner le cœur des gens ayant une culture différente. C’est un voyage vers le centre et le pouvoir de la musique, qui sait créer des émotions inattendues et aide à surmonter les difficultés de la vie.
Quand il m’a dit ça, je lui ai dit : ok pour le contenu, Nicolas, mais la forme, lafooorme, Nicolas, et il m’a répondu, mais mon cher Joël, Hedy Honiggmann est considérée comme l’une des plus grandes documentaristes au monde, de multiples rétrospectives lui ont été consacrées, notamment au MoMa de New York, au Centre Pompidou, au Festival de La Rochelle, à l’IDFA où elle a reçu en 2013 le  Living Legend Award pour l’ensemble de son œuvre.
Je lui ai alors demandé s’il n’avait pas quelques lignes exclusives de cette cinéaste pour nos amis du ciné-fil,  et il me les a lues, les voici :
J’ai tenté de capter la singularité des gens devant la caméra. Je ne filme pas des thèmes, je filme des gens, la beauté des gens. Jamais je ne pense en termes de « message » à transmettre. La plupart des gens que je filme essaient de survivre. Peut-être toute mon œuvre est-elle une encyclopédie perpétuelle de l’art de survivre. »
Là je l’ai arrêté, de  peur de devoir refuser du monde vendredi.
Il m’a alors demandé quel serait le film de fiction du Vendredi 7 Avril, je lui ai dit : ce sera Samba Traoré, le nom du personnage, et le réalisateur se nomme Idrissa Ouedraogo.
Bref à vendredi à Riantec, dans la salle audiovisuelle, et c’est toujours 5 euros.
cordialement,
Joël
royal-orchestra-documentaire-film-e1460212015212

Rencontre à l’Ehémère

Oyez oyez cher(e)s ami(e)s de L’Ephémère,
Si notre exposition-bilan s’achève samedi prochain, le 25 février donc – et inutile d’aller vérifier votre agenda – ce sera par une Rencontre au sommet entre Vous et Nous.

Ce Nous étant ce collectif d’artistes qui depuis plus de trente mois multiplie expositions, impromptus, concerts, lectures, projections de films, etc…
Le pourquoi de cette rencontre arrosée qui se déroulera de 17h à 18h30 au 28 Grande Rue de Port-Louis se résume en son avenir, qui n’est pas menacé, non, du tout, mais que nous voulons AUTRE, de sorte de ne pas nous répéter, et cet AUTREMENT, nous voulons en débattre avec Vous, avec la ferme intention de faire du 14 Juillet 2017, pour notre troisième anniversaire, une date  de lancement de ce Nouvel Ephémère. La rencontre est ouverte à tous.
On vous y attend fermement.

Pas de faux-bond possible, pour les absents je sais compter sur mes huit doigts.
A samedi avec joie et entrain.

Joël Jouanneau

P1200083_Fotor

2017 start!

L’Éphémère prend ses vacances en Janvier et vous ouvrira à nouveau ses portes le 04 Février prochain. A cette occasion le collectif nous présentera quelques temps forts de ces deux dernières années en photo et sur ses murs.

2017

CINE-FIL

Bonjour à toutes et tous,
le ciné-fil va reprendre, ce sera le Vendredi 3 février, à 20H30, et ce sera avec un film chinois, SHOWER.
De fait, cet ouvrage, j’en dois la découverte à la reine Christine, amie et ancienne libraire,
reconvertie aujourd’hui à la médiathèque de Lorient. La croisant dans Port-Louis, elle me remit avant l’été un Dvd avec ces simples mots : « regarde ça et si je ne me trompe pas sur toi, tu le programmeras dans ton ciné-fil. » Intérieurement j’ai pense : De quoi je me mêle ! mais le soir même et après avoir visionné SHOWER, sans hésiter j’avais décidé, au mot Fin de suivre son conseil.
L’action se déroule en un lieu unique : un établissement de bains publics à Pékin. Précisons que ce lieu à l’ancienne n’a rien à voir avec un sauna suédois, un hammam algérois ou une piscine à Lanester.
Vraiment rien. Ce serait plutôt proche du lavoir public de mon enfance, où des femmes se livraient à des ragots tout en lavant le linge sale des hommes. Là ce sont les hommes qui se font masser, se livrent à des jeux de société et se délivrent parfois, comme à confesse, de leurs déboires auprès du maître des lieux, le vieux Liu, dont le fils, simple d’esprit, entonne, régulièrement et comme il peut, son air favori : O SOLE MIO.
Evidemment, ce lieu paisible et bon enfant va se voir contrarié par l’arrivée d’une femme, et par celle du second fils du Maître, mais je ne vous en dis pas plus aujourd’hui, sinon vous auriez le sentiment d’avoir vu ce film, or il vous faudra attendre le 3 février pour cela. La projection se déroulera dans la salle audiovisuelle de Riantec, le prix est toujours de 5 euros et on vous y attend.
Cordialement, Joël

shower

AU NOM DE LA PAIX

A partir du vendredi 9 décembre le collectif de l’Éphémère à Port-Louis  aura le plaisir d’accueillir une exposition sur le thème de la  solidarité des Grecs envers les réfugiés.

L’expression des enfants grecs

L’union des cours collectifs des Beaux Arts d’Athènes a organisé des séminaires éducatifs avec les élèves de 80 écoles de l’Attique sur le thème : Les élèves peignent au nom de la Paix des peuples et des valeurs humaines, commentent le présent, le lendemain et le futur en Grèce et dans le monde. Après des expositions à Athènes, Patras et Thessalonique une partie de ces œuvres ont été prêtées à des collectifs français de soutien solidaire au peuple grec.

Les associations : Grecs 56 et Cornouaille qui collectent des médicaments et du matériel médical à destination des dispensaires autogérés grecs ont reçus cette année 16 de ces œuvres présentées dans  9 lieux d’ exposition du département et alentour.

Les dessins et les sculptures montrent la dureté de la situation à laquelle les enfants sont confrontés. Les mesures d’austérités très sévères auxquelles doit faire face ce pays, la situation sanitaire dégradée et la proximité immédiate des terrains de conflits sont autant de thèmes et d’expressions que l’on retrouve dans les dessins de ces jeunes grecs.

La situation des réfugiés est elle aussi très présente dans la plupart de ces œuvres qu’elle soit celles des tout petits ou des jeunes adultes.

L’ouverture de l’Éphémère pour cette exposition aura lieu les vendredi samedi et dimanche jusqu’au 24 décembre à des heures qui seront affichés à l’avance sur la porte . Il sera également possible de contacter René au 06 80 06 05 76 et Françoise au 06 88 33 26 69 pour des rendez-vous.

L’inauguration aura lieu le vendredi 9 décembre à 18h30 à l ‘ Ephémère  28 Grande Rue à PORT –LOUIS  56290

 

 

 

 

 

Cinéma

Cher(e)s ami(e)s,
Il m’arrive de faire un usage par trop intempestif des superlatifs pour vous parler des films que je choisis pour notre ciné-fil du premier vendredi de chaque mois, mais je n’ai cette fois pas à le faire, notre film du 4 Novembre : SUR LA PLANCHE, de la réalisatrice marocaine Leïla Kilani, née à Casablanca en 1970, sélectionné à Cannes fît l’unanimité de la profession, de la critique et du public, pour obtenir par la suite 1 Grand Prix et 2O nominations dans différents festivals.
De quoi ça parle ?
De la bande des 4.
De gamines d’à peine moins que  plus de vingt ans.
Ouvrières en usine à Tanger.
Qui décident d’écrire leur destin plutôt que de le subir.
Leur obsession : exister.
Des inconditionnelles de leur liberté.
Du Ken Loach sur-vitaminé.
« Une pêche d’enfer, un gang de jeunes actrices explosives, un hold-up poétique, un petit diamant brut. » « Le Monde »
« un polar électrisant au bord du gouffre et qui fait mine de disserter sur l’art de se tenir à carreau. » (Libération)
Un fascinant météorite donc et c’est le vendredi 4 novembre à 20H30. Toujours au même endroit : Riantec, salle audiovisuelle. A 100 mètres de la poste et de la mairie.Dans le groupe scolaire Paul-Emile Victor.
Dores et déjà gardez votre date.
On y reviendra afin que vous n’oubliez pas.
A suivre, joël Jouanneau

kilani_leila_2010_surlaplanche_0_web

CARTE BLANCHE à l’FMR

Cherchant à créer et réinventer des liens avec le public, Les Passeurs d’OZ aiment à intégrer territoire et habitants dans ses projets, qui s’épanouissent dans des espaces différents des plateaux traditionnels.

Sabine Desplats, directrice artistique de la Compagnie Les Passeurs d’Oz cherche à créer du lien entre artistes & public, artistes & amateurs, artistes d’ici & artistes d’ailleurs… Ses propositions nous invitent à diversifier nos points de vue, à questionner notre regard, à lui ouvrir d’autres perspectives.

L’ÉPHÉMÈRE donne  CARTE  BLANCHE à Sabine Desplats.

Sabine Desplats, chorégraphe de la compagnie Les Passeurs d’Oz, séduite par le projet de l’Éphémère s’empare de cette carte blanche pour partager son Art, la danse, le faire connaître, le mettre à l’honneur et le croiser avec d’autres Arts.

Elle invite des artistes à la rejoindre autour de son travail de recherche chorégraphique : Corps contraint et Espace contraignant, une question de limites.

DANSONS, maintenant 

Danser ici et maintenant  la rencontre.

POUR BOB – SITE ÉPHÉMÈRE_htm_7a77849d.png

DANSONS,  MAINTENANT est un projet de territoire qui met à l’honneur la danse, qui fait se rencontrer professionnels et amateurs, qui investit l’in situ et  la performance.

DANSONS,  MAINTENANT est un projet qui interroge et explore la danse comme un vecteur d’expérimentation, de rencontre, de dialogue, de formation.

DANSONS,  MAINTENANT est un projet intergénérationnel  qui  propose aux habitants de vivre la danse comme un acte créatif, un moyen de rester dans l’action, de retrouver du bien-être, de renouer avec soi et les autres, de vivre ensemble, d’investir l’espace public d’une façon innovante pour le néophyte …

DANSONS,  MAINTENANT est un projet novateur qui croise les pratiques de danse, (contemporaines, classiques, traditionnelles… les  différentes formes (ambulantes, participatives, in situ) et les expressions artistiques ( arts plastiques , écriture, …)

DANSONS,  MAINTENANT est un projet qui sensibilise le public, questionne les représentations de la danse, forme le regard de spectateur, participe aux échanges, à la formalisation et à la lecture d’expériences de danse.

DANSONS,  MAINTENANT est un projet qui permet l’expérimentation et la recherche. Pendant ce mois Sabine Desplats explorera la thématique – Corps contraint – Espace contraignant. Elle questionnera le corps, l’espace et leurs limites.

Les premiers Rendez-vous

Vendredi 23 septembre à 19h30 à la Grande Poudrière Port Louis

            – Vernissage et ouverture de l’événement

Samedi 24 septembre à 20h à la chapelle de l’hôpital de Port Louis 8 rue de Gâvres

  • Performance de Serge Crampon plasticien – l’homme qui penche, suite à ses ébauches qui jour après jour couvrent les murs de l’Éphémère
  • du 19 au 23 septembre- visibles à l’Éphémère

Dimanche 25 septembre à 18h Grande Rue à Port Louis

  • Performance danse orchestrée par Thierry Thieu Niang chorégraphe pour des danseurs

Lundi 26 septembre à 20h à la salle audio visuelle de Riantec, 3 impasse des écoles

            – projection du film documentaire « Danser le printemps à l’automne ».

Thierru Thieû Niang et Jean-Pierre Moulères s’interrogent sur la place accordée à la vieillesse dans la société.

___________________________________________

Serge Crampon

 « Le corps est au centre de la réflexion et du travail de Serge Crampon. Pas le corps « en représentation », mais le corps en mouvement, fragile dans sa grandeur et ses faiblesses.

 L’Homme qui penche,  l’artiste l’explore et l’interroge inlassablement, comme une métaphore de lui- même.

3

pour-bob-site-ephemere2

Serge Crampon pense le corps dans sa peinture et ses dessins de la même façon que dans sa pratique de la danse: comme une action, une production de sens par le mouvement, reflet évidemment de son histoire personnelle, mais aussi quête d’une mémoire collective et des symboles de nos mythes fondateurs. Le corps comme un palimpseste : toute l’évolution de la matière y est encodée, accessible sous forme de traces et de vibrations que l’artiste réactive par son geste.

Tout son travail de plasticien repose sur un jeu permanent entre perte et reprise d’équilibre. Le consentement à la chute, l’abandon du corps aux lois de la gravité y sont assumés comme la condition du rebond et de l’envol. » Philippe Roy – Février 2014

fmr_0324

fmr-0331

fmr_0315

fmr_0322

fmr_0321

_________________________________________________________________

Thierry Thieû Niang Chorégraphe

4Photo Jean-Louis Fernandez

« Éprouver et mettre le sensible au cœur des projets et habiter le réel, le présent. Marcher, aller vers et ensemble ; réinvestir les gestes de la vie.
La danse naît du mouvement vers l’autre.
Être-là comme apprendre, connaitre et accueillir. Partir. Laisser partir. Se tenir droit, vent debout contre le monde et s’arrimer pour traverser un chagrin.
Aller parce que ceux tous proches et au cœur et d’autres plus loin.
Je crois en la capacité de chacun, de tous d’œuvrer à un vivre ensemble.
Par l’écoute, le regard et la présence, se confronter à soi-même.
Appréhender l’opacité de notre monde par l’imaginaire et la poésie du peu.
Éprouver et mettre le sensible au cœur des projets et habiter le réel, le présent. Marcher, se croiser, aller ensemble, réinvestir les gestes de la vie. La danse naît du mouvement vers l’autre. Souvent même, le mouvement se résume à se tenir debout à écouter, regarder. La seule présence suffit : Être-là comme une possibilité d’un partage dansé. »

 

LA BANDE DES 4

LA BANDE DES 4

C’est jusqu’au 18 septembre seulement, et donc il ne faut pas perdre de temps, le mieux serait même d’y aller sans plus tarder, ce qui peut se faire le même jour, quand bien même cela se tient en deux lieux différents : L’éphémère, au 28 de notre Grande Rue, la Tourelle Saint-François, qui veille sur nous quelque part le long des remparts. Et si vous faites l’effort de vous déplacer non motorisé, n’oubliez pas que la meilleure façon de marcher c’est celle des carabiniers : elle consiste à mettre un pied devant l’autre et à recommencer.

A l’arrivée ils seront quatre à vous attendre, et je tiens, politesse oblige mais pas seulement, à commencer par la dame, Isabelle Cayeux, artiste solaire au parcours sensible et si singulier qu’il est entre tous reconnaissable, son univers tient en son entier sur de fragiles patrons de couture où, avec virtuosité, elle épingle et croque son entourage animal, amical et familial. Douceur du trait et des couleurs, tendresse des regards et des sourires, le bonheur n’est pas loin du pré semble t-elle nous dire, pas besoin d’aller faire la guerre de Troie, il est ici, à deux pas. Et quand bien même je ne partage pas sa passion musicale pour Amy Winehouse, ce qui est tout aussi difficile à écrire qu’à prononcer, cette façon  existentielle qu’elle a, Isabelle, de dire merci à cette comète d’avoir brûlé ainsi sa vie, force le respect. Quand à son travail sur les gens du voyage, ces scènes du quotidien où prédominent les noir et blanc des visages, il me bouleverse tant qu’il me laisse sans voix, je ne puis le dire autrement.

img_1843img_1845

img_1192img_1846

Mais quittez la grande Rue, arpentez la ruelle en face, et vous voilà déjà rendus à la  Tourelle. Quelques marches encore, rudes il est vrai, mais là,  Bob, Toto, et Monsieur Le Nezet, tels les Pieds Nickelés, ( et à savoir qui est le plus Filochard des trois ) nous exposent leurs « Beautés alanguies et cocottes d’ici », titre coquin et croquignolet s’il en est. Au rez-de-chaussée, sombre comme une alcôve, les cocottes collectées et mises en lumière par Monsieur Le Nezet sont fixées sur un papier qui, une fois dévoilé, confirment que le nu autrefois savait se montrer simple et joyeux, sans être pour autant anorexique.

Quand aux cocottes du poulailler de Toto, il n’est plus besoin de les présenter, elles sont belles et bien d’ici oui, pas loin de leur tas de fumier, et n’oubliez pas de vous attarder sur son ensemble pictural, regardez chaque œuvre en oubliant celle d’à-côté, et vous vous retrouverez sur le Titanic ou en Oural, là où nos utopies se sont rouillées après s’être effondrées, ce qui est hélas d’une féroce actualité.

img_1524

Au donjon, c’est le mystérieux Bob Nicol qui officie, avec la riche idée d’avoir conduit ses modèles dans le terrain militaire de la presqu’île, à deux pas de la mer et des barbelés. Là, dans un décor propice au théâtre antique, il fait se confronter l’affirmation tranquille et presque arrogante du corps féminin à la brutalité de la pierre, mais la froideur et l’abstraction ne sont pas là où on les attendait, et c’est là le tour de force de l’artiste.

Joël Jouanneau

sah0745