RAD’ART: à l’Ephémère aussi…

Ce prochain week-end, 38 ateliers d’artistes et lieux d’exposition ouvriront leurs portes à Locmiquélic, Port-Louis et Riantec pour Rad’Art.

Parmi eux, l’atelier-galerie Ephémère, confié jusque fin octobre à Titwann powète et Joël Jouanneau passeur de mots. Dans un décor mis en scène par Alain Le Sueur, on pourra lire des textes écrits sur un mur de couleur. Lire aussi des affiches de poésie de Titwann, Pablo Neruda, André Sala et d’autres. Contempler aussi les arbres étonnants d’Alain le Sueur.

SILO &CO

Ce soir Lundi 14 Septembre à 20h30 à l’Éphémère, le portrait radiophonique d’un imprimeur-éditeur-typographe, Jean-Claude Bernard, qui est l’hôte des résidences Silo dans le Gard.

Demain Mardi 15 septembre à 20h30 et toujours à L’Éphémère  :Et finalement on s’arrête là ?, documentaire sonore de 25 minutes réalisé à partir d’enregistrements des manifestations et assemblées du mouvement des Gilets Jaunes

et plus encore :Mercredi 16 Septembre à 20h30 mais cette fois dans la Grande Poudrière, une écoute accousmatique de 40 minutes, création de MTUA dont nous avons eus déjà deux aperçus qui nous ont permis de mesurer la force et la singularité.

C’était imprévu, certes et sans doute avez-vous, vous, prévu un tout autre programme, mais si votre curiosité et votre agenda vous le permettent, soyez des leurs, ils ne vous en voudront pas.
L’entrée est libre bien sûr. Et les masques autorisés.
Joël Jouanneau

Ils ont une revue dont le dernier numéro a pour thème le mot : Dispersion. Et de fait ce jeune collectif d’artistes se disperse afin de pouvoir mieux se retrouver mais – soit dit en passant – leur résidence à L’Éphémère se termine vendredi. J’en suis un peu désolé, je m’étais habitué à leur présence. Et sans doute que vous aussi. Éditeurs, auteurs, compositeurs, musiciens, Ils font aussi leur pain et de gourmands gâteaux qu’ils offrent, bref ils réinventent chaque jour le verbe Être et nous ont déjà fait nombre de cadeaux durant ce festival. J’ai beaucoup appris d’eux, cela est certain, et peut-être ont-ils beaucoup appris de moi, je ne sais pas mais l’amitié est là, libre et forte.Or, avant de partir et afin d’être sans regrets, ils ont décidé de trois soirées d’écoutes imprévues, les voici :

Ce soir Lundi 14 Septembre à 20h30 à l’Éphémère, le portrait radiophonique d’un imprimeur-éditeur-typographe, Jean-Claude Bernard, qui est l’hôte des résidences Silo dans le Gard.

Demain Mardi 15 septembre à 20h30 et toujours à L’Éphémère  :Et finalement on s’arrête là ?, documentaire sonore de 25 minutes réalisé à partir d’enregistrements des manifestations et assemblées du mouvement des Gilets Jaunes

et plus encore :Mercredi 16 Septembre à 20h30 mais cette fois dans la Grande Poudrière, une écoute accousmatique de 40 minutes, création de MTUA dont nous avons eus déjà deux aperçus qui nous ont permis de mesurer la force et la singularité.

C’était imprévu, certes et sans doute avez-vous, vous, prévu un tout autre programme, mais si votre curiosité et votre agenda vous le permettent, soyez des leurs, ils ne vous en voudront pas.
L’entrée est libre bien sûr. Et les masques autorisés.
Joël Jouanneau

DES HEURES AUX ARRÊTS

« Il serait bien extraordinaire que des milliers d’événements qui surviennent chaque année résultât une harmonie parfaite. Il y en a toujours qui ne passent pas, et qu’on garde en soi, blessants » : ainsi parlait au sortir de la guerre, en 1946 le poète Henri Michaux, et d’ajouter :
« Une des choses à faire : l’exorcisme, réaction en force, en attaque de bélier, réaction qui est le véritable poème du prisonnier. »

Nous ne sommes pas au sortir de la guerre, non bien sûr, et loin s’en faut ; nous vivons cependant une année que nous garderons en nous, et qui n’est pas terminée. Or il se trouve que le poète Gwenael De Boodt, prisonnier dans un théâtre de la banlieue de Rennes qu’il a construit de ses mains, a écrit durant le confinement, et toujours vers minuit, des poèmes de guerrier avec ruses, exaltation et martèlement des mots, afin d’exorciser ses colères douleurs et blessures. Au final, des textes splendides et libérateurs . Les ayant reçus, bouleversé je l’ai invité pour notre festival et lui ai demandé si je pouvais les lire, ces poèmes, les lire avec lui, et il m’a dit oui. Ce sera dans le jardin de la médiathèque Pondichéry demain samedi 12 à 18H, l’entrée y est libre, il y fera beau et nous serons accompagnés, durant cet impromptu, de la violoncelliste Hélène Bass et des créations sonores du collectif Silo.
Bienvenue, Joël Jouanneau

MAI 68 AUSSI LOIN…

Dans deux jours, vendredi donc, le poète Marc Delouze sera parmi nous, il nous faut nous en réjouir et en voici le pourquoi :
Fondateur des Parvis Poétiques de Paris, auteur d’une quarantaine de livres et recueils, invité pour des lectures concertantes aussi bien en Chine,
qu’en Inde, en Centrafrique, ou en Serbie, il est celui qui sait fermer les yeux sans baisser les paupières et c’est le monde qui parle à travers lui :
L’obscurité des premiers temps était un sac fermé où les hommes tapis dans l’obscurité du monde fouillèrent avec leurs doigts chercheurs,
et ses doigts depuis n’ont cesse de placer les mots là où il faut
là où les lampes grésillent et la pensée avec elles
bref il écrit
et donc il sera là vendredi à nous lire son dernier texte
Mai68 aussi loin que possible ouvrage d’un écorché toujours à vif
acte poétique et théâtral qu’il nous fallait accueillir iciici à Port-Louis oui où nous avons et les pavés et la plage.
Vendredi 11 septembre à 18H Jardin de la médiathèque PondichéryLecture par Anne Beaumont, Marc Delouze et Joël Jouanneau. Durée : 50 minutes. Entrée libre.
Réservations à l’adresse mail suivante : joeljouanneau@wanadoo.fr

PS  : l’adresse soitditenpassant2010@gmail.com n’est plus valable.

SOIT DIT EN PASSANT – Suite

Amies et amis du festival
  l’art n’est rien oui sans doute mais ce rien parfois peut suffire :le temps que ton cendrier se remplisse
10.000 nouveaux-nés poussent leur cri bestial,la bastille est prise par les sans-culottes,
debout ! et six minutes plus tard le monde est neuf affirme le poète Paul Vinclair et nous avec lui.
C’est pourquoi nous n’aurons jamais assez d’un temps qui file à l’anglaise pour apaiser notre soif de powésie
et jugez-en vous même par les trois jours que nous vous offrons
en cette fin de semaine où l’été indien nous est promis :
1 : Vendredi 11 septembre à 18h dans le jardin de la médiathèque Pondichéry :
Alegria Marc Delouze sera là
et avec lui son superbe poème dramatique :
MAI68 AUSSI LOIN QUE POSSIBLE
et nous le lirons à trois et à haute-voix
2 : Samedi 12 Septembre à 18h dans le jardin de la médiathèque Pondichéry :
Gwenael De Boodt
nous fera découvrir ses poèmes confinés et bien poivrés :
DES HEURES AUX ARRÊTS
que nous lirons à ses côtés Anne Beaumont et moi
et avec l’aide de la violoncelliste Hélène Basset le collectif Silo nous proposera une création sonore.
3 : Dimanche 13 septembre à 11 puis 16H salle audiovisuelle de Riantec :
dernier volet du triptyque de Franck Gourdien : À PIED D’ŒUVRE

Et comme l’entrée est libre, que les conditions sanitaires seront respectées
et que nous ne serons jamais assez, vous pouvez réservez sur
mon adresse mail (joeljouanneau@wanadoo.fr), Joël

Samedi 5 décembre impromptu musical et powétique et Dimanche 6 suite de Radio Ciné

Chères amies et amis,
1 : en pièces jointes notre affiche Powésie (1), réalisée gracieusement par Alain Le Sueur et notre programme pour les mois de septembre et octobre. Si bien des choses sont prévues c’est que nous sommes gourmands, avec l’espoir que vous le soyez aussi.


2 : Samedi 5 septembre donc, un impromptu à 18H musical et powétique, autour du bel arbre du jardin de la médiathèque Pondichéry. Il y fera beau, c’est promis, on y entendra des vers libres et sauvages sur le dur monde d’aujourd’hui, ainsi que des notes et des feuilles volantes sur le monde d’après, ce sera en votre présence mais aussi avec Abdoulaye et son didgeridoo, Titwann, sa guitare et ses invités, le collectif Silo et ses surprises, et j’ai bien l’intention d’être de la partie.

3 : Dimanche 6 Septembre, vous pourrez poursuivre ou aborder l’exploration de l’œuvre de Franck Gourdien, dans la salle audiovisuelle de Riantec,à 11H pour la radio et à 16h pour les films. Notez-bien que chaque dimanche ce sont des œuvres nouvelles qui sont présentées (voir le flyer ci-joint qui précise bien qu’à 11H l’écoute de Titwann n’est pas la reprise de l’épisode de dimanche dernier mais l’écoute de sa parole de comédien.)  J.J.

1.- Désolé, un problème informatique a bloqué les pièces jointes. Elles vous parviendront vendredi.

Réservations à l’adresse mail : soitditenpassant2020t@gmail.com

Onze jours à ne pas laisser passer

Amies et amis du festival, le 15 Août s’est éloigné de nous depuis quatre jours déjà et déjà nous percevons Septembre à l’horizon, et en Septembre le festival Soit Dit En Passant se voudra hardi, tumultueux et aventurier, mêlant théâtres, musiques, photographies et poèmes ( on y reviendra très vite ) mais onze jours nous séparant encore de ce Septembre turbulent il serait dommage de les laisser passer comme si de rien n’était, et c’est pourquoi :
1: Le vendredi 28 Août à 18h précises, dans le jardin de la Médiathéque Pondichéry de Port-Louis, vous viendrez voir et entendre deux beaux acteurs : Flor Lurienne et François Delaive, pour une lecture et une adaptation théâtrale de mon cru d’une nouvelle de Dostoïevski : NUIT BLANCHE, soit 50 minutes où le russe ne nous cache rien des mystères, ornières et convulsions qui peuvent habiter ou perturber un dialogue quand il n’est question que d’amour et de passion entre deux êtres, et à l’issue de ces 3000 secondes vous pourrez dire adieu à l’exposition des photographies de l’ami Jean-Michel Le Claire, et de tristesse, ensemble nous verserons quelques larmes de rosé.
2 : Le dimanche 30 Août, vous prendrez le dur et poétique chemin de l’exil, il vous conduira dans la salle audiovisuelle deRiantec où, à 11h, vous pourrez entendre une création sonore de Franck GourdienÀ PIED D’ŒUVRE, soit 41 minutes à l’écoute et en présence de ce poète, comédien et passeur de mots qu’est Titwann puis, à 16h et en ce même endroit, vous pourrez voir l’univers visuel de ce même Franck Gourdien avec sa LETTRE À ROBERT MITCHUM (5’30 avec Christophe Desforges et Muriel Louette) + LA PLANÈTE DU JOUR (44′ et douze témoignages de confinés port-louisiens) + L’ AUTRE JARDIN (18′ d’un essai poétique en écho à un poème de Léopardi), cet ensemble étant le premier volet d’un triptyque sur l’œuvre de cet artiste singulier qui se poursuivra aux mêmes horaires et endroit les deux dimanches qui suivront.

Portraits, paysages, scènes de vie, d’aujourd’hui et d’autrefois, l’exposition des photos d’Hervé Cohonner: à ne pas manquer à la Grande Poudrière.

3 : et c’est pourquoi encore durant ces onze jours qui nous séparent de Septembre, vous pourrez également entre 15h et 18h30 aller à la rencontre de l’exposition DES VISAGES DES PAYSAGES, décapantes photographies de Hervé Cohonner dans la Grande Poudrière et de MORBIHANNIG, lumineuses encres de Daniel Cordeau à L’éphémère.
Avec mon amitié, Joël Jouanneau.

PS : L’entrée restant libre et gratuite, les conditions sanitaires demeurant en vigueur, le nombre de places demeure limité, et il est plus que sage de réserver à l’adresse mail suivante : soitditenpassant2020@gmail.com

MORBIHANIG

C’était jour de tristesse lundi dernier dans le jardin de l’Ephémère imaginé par Natalie Lanson et ses invités: ses ombelles et ses agapanthes furent priées de quitter les lieux, les arbres furent abattus à la hache, et les refuges pour oiseaux dénichés, une politique de la tabula rasa, des visions apocalyptiques, le ciel en versa quelques larmes qui n’étaient pas même de champagne, les quelques 600 personnes venues les voir exprimèrent leurs regrets éternels, ainsi soit-il et merci infini aux artistes.

C’était jour solaire mardi et aujourd’hui où les visages et paysages de le petite mer imaginés par les encres marines de Daniel Cordeau ont investi notre Ephémère, des oeuvres que l’artiste avec sa modestie de légende présente comme les simples études et carnets de ses tapisseries exposées dans la grande poudrière, mais dont je prétends moi, et signe, et persiste qu’elles sont oeuvres de lumière à part entière, et c’est ce dont témoigne leur exposition et vos yeux noirs noisettes ou bleus vous remercieront d’être allés à leur rencontre. JJ

MORBIHANIG (petite mer)

-Tapisseries de Daniel Cordeau dans la grande poudrière jusqu’au 15 août, ouverture et entrée libre 7 jours sur 7 de 15H à 18H30 (déjà plus de 1.500 visiteurs).

-Encres de Daniel Cordeau jusqu’à la fin août à l’Ephémère, entrée libre 7 jours sur 7 de 15H à 18h30.

SOIT DIT EN PASSANT (suite)

Il est parti le Jac, le Bonnaffé, parti après nous avoir tout ébouriffé la tête par sa liberté durant trois soirs d’été et vous lui avez fait fête et cela l’a profondément touché, mais déjà nous devons et allons poursuivre sans lui oui, déjà le 24 juillet arrive et soit dit en passant c’est bien ce vendredi là à 18h et dans le jardin de la médiathèque Pondichéry que je me lance à mon tour dans l’aventure des mots et ces mots seront ceux de Blaise Cendrars et de sa Prose pour le transsibérien et la petite Jehanne de France, et je les aime tant ces mots-là que je les ai appris par le coeur pour vous les confier (un défi que je me suis lancé) et je le ferai avec ce musicien d’ici et d’ailleurs qu’est Dominique Rivière, il sera à mes côtés avec sa guitare et son accordéon pour cette traversée ferroviaire d’une Europe toute en feu et flammes, celle de 1913, mais je m’essoufle à vous écrire sans l’aide d’aucun point pour respirer et c’est pourquoi vous espérant le 24 à nos côtés je m’arrête là. Joël Jouanneau.

Entrées limitées à 50 places respectueuses des conditions sanitaires dues à la pandémie.

Réservations à l’adresse suivante: soitditenpassant2020@gmail.com

IL ETAIT UN JARDIN

Il est aujourd’hui un jardin suspendu où le temps semble s’être arrêté afin de nous permettre de revoir et réentendre la mélodie perdue de notre monde. On y reste sur le seuil à l’écoute de chants d’oiseaux d’autrefois, et on y observe de fragiles herbacées séchées aux noms si compliqués qu’ils se sont cachés dans nos dictionnaires pour éviter d’être atrophiés. Puis, sur la pointe des pieds et tels de grands enfants craintifs qui ont peur de déranger l’harmonie de cet ensemble où des racines de plantes aventurières s’amourachent d’arbres à ce jour non répertoriés, on se risque à pénétrer ce jardin refuge où il nous est possible encore de renouer avec ce dieu oublié du jadis: le silence intérieur, celui qui vous encourage à percevoir dans le détail des choses la magie le merveilleux la poésie, bref, la beauté.

Ce miracle, qui soit dit en passant se renouvelle chaque jour, nous le devons à Natalie Lanson, Alain Le Sueur et Mademoiselle De, et ce jardin d’un art retrouvé, on peut le découvrir à l’Ephémère au 28 grande rue de Port-Louis jusqu’au 2 août.

Infiniment merci à eux, Joël Jouanneau

RAPPEL.- Dans la Grande Poudrière les tapisseries de Daniel Cordeau: Mobihanig tous les jours de 15h à 18h30. Et à la Médiathèque les photographies de Jean-Michel Le Claire jusqu’à la fin août. Deux expositions sur lesquelles on reviendra.