Impromptus de VéKâ suite

Novembre vous emmène dans un itinéraire pictural accompagné de poésie, de comédie, de chants, de danse et d’échange clownesque.

Vendredi 15 novembre 19h

Ethéra Incognita présentera l’ASPECTIVE

Impromptu « improbable en présence de l’artiste ».


Créatrice solitaire et revendiquant le hic et nunc, vous ne trouverez aucune trace d’elle sur les réseaux sociaux ou moyens de communication virtuels.
Exceptionnellement l’artiste sera en présence de l’artiste et présentera quelques éléments qui constituent L’ASPECTIVE.
Elle expliquera ce que c’est.
Laissez vos téléphones, tablettes et appareils de captation et venez profitez par vos sens, par vous même. (si c’est encore possible) Le VENDREDI 15 NOVEMBRE 2019
VERS 19H à L’Éphémère
28 GRANDE RUE 56 290 PORT LOUIS.

Entrée Gratuite

Dimanche 24 Novembre 10h00 à 12h30

Atelier Danse intuitive “Rencontre sensible entre la danse intuitive et la peinture”

Animé par Soline Désiré « Zemzemehé Rouh » 

« Lors de cette séance, nous partirons en exploration dansante des œuvres de l’exposition.
La peinture naît du mouvement intérieur créatif de l’artiste.

La danse intuitive est une danse libre qui procède aussi de ce chemin.

Laisser émerger le geste, laisser le corps prendre le relais de l’émotion jaillissante et l’exprimer à travers le mouvement. Dans ce temps d’atelier, nous nous laisserons imprégner par les œuvres picturales de l’exposition.
Et nous laisserons le contact s’établir entre l’émotion qu’elle suscite et notre corps dansant.
De façon douce, progressive et respectueuse du corps de chacun, je vous propose de vous guider à travers cette exploration sensitive.
L’entrecroisement des Arts est une richesse pour comprendre qui nous sommes dans notre profondeur et notre beauté…
Inscription : VéKâ 06 78 74 82 48
Lieu : L’Éphémère, 28 Grande rue, 56 290 Port-Louis (proche Lorient)
Horaires : 10h00 – 12h30
Participation financière : 20 € tarif spécial exposition
Tenue : Tenue souple dans laquelle vous êtes à l’aise.
Public : Tout public. Aucun pré-requis nécessaire

Vendredi 29 novembre à 18h

Finissage

Hélène Monsigny (Locmiquélic)

Clown

Retour de voyage

“Improvisades aux accents russes”

Entrée Gratuite

Dimanche 30 novembre fin de cet itinéraire pictural.

Impromptus de Vékâ à l’Ephémère du 8 au 30 novembre

VéKâ

Peinture gestuelle intuitive, improvisation.

Débuter une toile sans avoir la moindre idée de sa destination, sans indice de finalité.

Une trace colorée libérée sur un support surtout à se vider de toutes pensées, à se vider de toutes les images mémorisées et de laisser aller la main, les doigts … jusqu’au corps.

Un processus de liberté corporelle tout entier dédié à la réalisation d’une proposition intime.

Mes invités artistes :

Sarra Monjal une artiste plasticienne tourangelle est basée à Plouhinec depuis 1 an.

Reconnaissable par sa technique et ses couleurs qu’elle crée elle-même ainsi que son univers abstrait basé sur une épuration des lignes au couteau par succession de couches picturales.

Chaque œuvre est d’abord construite, dessinée, puis épurée, ligne après ligne, courbe après courbe. Ses œuvres peuvent ouvrir une multitude d’interprétations et de métaphores différentes car nous associons certaines situations à telle ou telle couleur, telle ou telle forme, et ce, de manière tout à fait personnelle.

Ce sont des œuvres ouvertes que le spectateur peut lire librement, certains y trouveront un rapport au réel, d’autres seront happés par l’atmosphère qui s’en dégage.

L’expérience du vécu fait naître l’idée.

Jeanine Gueran une femme du « bout du monde ».

Elle contemple les deux mondes qui sont les siens : la mer et la terre.

De ces éléments qui se côtoient en harmonie, s’affrontent parfois, elle en tire ses émotions qu’elle tente de partager dans son univers pictural.

Novembre vous emmène dans un itinéraire pictural accompagné de poésie, de comédie, de chants, de danse et d’échange clownesque.

Vendredi 08 novembre

Vernissage à partir de 18h30

19 h

Mots Croisés

Lectures par les Auteurs : Diego Brajerac, Joël Cormier, Jérôme Brondel

Accompagnés en musique : Mathias Rebuffé, Glenn Dagorn

Samedi 09 novembre 19h

Natacha Jouet dite L’Acantah chanteuse et Nicolas Ragu comédien metteur en scène.

« Concert entre deux valises » concert de musique du monde – crée au festival d’Avignon 2015.

Un moment ou les voix du comédien et de la chanteuse deviennent messagères des déracinés ici comme ailleurs.

Entrée 3€

Dimanche 10 novembre de 14h à 16h30

Atelier découverte de la voix parlée à la voix chantée.

Animé par Natacha Jouet dite L’Acantah chanteuse et Nicolas Ragu comédien metteur en scène.

Une approche de la voix par la transcendance et par la conscience de l’intention.

Aucun pré-requis au chant, tout public.

Participation : 20€

Réservation VéKâ 06 78 74 82 48

Annette Batelier: travail plastique du 12 octobre au 2 novembre à l’FMR

La notion de fragment(s) est au cœur de ma réflexion plastique.

Depuis une dizaine d’années, les fragments récoltés, nettoyés, inventoriés, « auscultés » et intégrés à mon travail sont des morceaux d’objets divers ramassés sur l’estran et significatifs d’une activité humaine passée plus ou moins ancienne ; témoignages de vies humaines, sortes de matériaux d’une archéologie rudimentaire.

Des objets du quotidien, de nature et de facture banales, rarement précieux et surtout de la vaisselle (assiette, théières, bols, tasses…). Surtout, parce que ce sont les fragments qui se trouvent en plus grand nombre mais aussi pour ce qu’ils portent de symbole en termes d’évolution de l’humanité.

La céramique marque le passage du nomadisme à la sédentarité et, de ce fait, un pas important dans l’évolution des civilisations. Par ses formes, ses décors, sa facture plus ou moins grossière, elle évoque des périodes précises, des modes de vie, des goûts pour des couleurs ou une imagerie, des habitudes alimentaires (cafetière et café…), voire des systèmes économiques.

Ces objets sont présentés dans une mise en scène inspirée des techniques de conservation muséales et archivistiques et des cabinets de curiosité. La référence plastique est à chercher du côté de l’œuvre de Joseph Cornell.

L’emploi détourné des codes d’archivage, appliqué au fragment, lui confère un statut de témoin d’un passé plus ou moins lointain, conforte sa légitimité à être sorti de la vase et de l’oubli. Il témoigne d’une vie concrète qui a toujours sa place dans notre monde de virtualité et de dématérialisation exacerbées.

Les fragments sont parfois peu ou non identifiables.

Parfois ils sont reconnaissables, parfois même une histoire particulière peut leur être associée.

En parallèle, une nouvelle recherche se fait jour qui tend vers la re-création d’objets à partir des fragments. Non pas reconstruction dans un souci de rigueur archéologique, mais recomposition plus libre. Pour l’heure, cette nouvelle étape n’en est qu’à ses débuts. Les premières réalisations relèvent du dessin et de quelques essais en volume.

Mais quel que soit le médium, c’est notre histoire commune que racontent ces fragments.

A. Batelier, le 06 octobre 2019.

Seront également présentés les travaux des élèves de la classe d’Hayate Leroy – école Chandernagor à Port Louis.

Ouvert du mercredi au dimanche de 15 à 19h; le samedi de 10 à 12h3O. Et sur rendez-vous.

RADIO DANSE PHONIE, impromptu vendredi 27-09 à l’Ephémère

Amies amis de L’éphémère,vendredi 27 septembre à 19h au 28 Grande Rue de Port-Louis, il vous sera possible de rencontrer un rare, doux et délicat trio, celui qui fera se croiser danse (Sabine Desplat) Radio (Franck Gourdien) et Musique (Youn Kamm), ensemble suivi d’un échange verbal avec vous, et si vous voulez en savoir plus lisez ci-dessous, et si vous voulez être sûr de le voir, il est prudent de réserver, joël jouanneau

RENCONTRE AVEC SABINE DESPLATS & FRANCK GOURDIEN

RADIO DANSE PHONIE

Vendredi 27 septembre 2019, 19H00

Diffusion de l’émission radiophonique À pied doeuvre (PART I)

Le premier mot fut un mouvement – 33’

suivi d’un intermède dansé de Sabine Desplats

puis conversations autour d’un verre

Musicien invité : YOUN KAMM

Ars Proxima et L’Éphémère vous invitent à cette soirée dédiée à l’écoute de la danse. Si la danse à l’instar de la peinture peut inviter au silence, la danse pense, elle aussi. Non seulement par mouvements sur le plateau, mais elle fait penser en coulisse. La chorégraphe et danseuse Sabine Desplats en parle tout au long des deux émissions À pied d’oeuvre Arts de la scène de Franck Gourdien.

Ainsi RADIO DANSE PHONIE offre-t-elle cette double occasion : l’opportunité, si rare, de venir se poser – pauser – à l’écoute de la radio, et de regarder celle qui parle danser – soirée-portait d’une danseuse, donc.

participation libre

GALERIE L’ÉPHÉMÈRE

28, Grande Rue

56290 Port-Louis

places limitées, merci de réserver au 07 86 90 92 11 (Franck gourdien)

Avec BORO, le Japon vient aussi à l’Ephémère

Ce sera notre dernière exposition de l’été, elle se tiendra à l’Éphémère du 6 au 22 septembre, elle a pour titre BORO, qui en bon français se traduit par « Guenilles », et il est vrai que c’est un art japonais qui, à dater du 18ème siècle, consiste à rapiécer, repriser, réparer, sauver de l’oubli, les tissus et textiles des plus pauvres parmi les plus pauvres fermiers ouvriers et pêcheurs du Japon, et parmi tous ceux et celles qui se sont dévoués à cette mission de sauvetage qu’est l’art du Boro, se trouve Françoise BEUZE, port-louisienne de longue date qui présente ici sa collection et ses créations, pièces d’un rare raffinement et d’une forte émotion.Ce travail étant complémentaire de celui de Yo Weber dont l’exposition des dernières toiles dans la grande poudrière se termine dimanche prochain, nous vous invitons tous le samedi 7 septembre entre 18 et 19h30 à saluer ces deux événements.

CABANE: suite à l’Ephémère et à la Grande Poudrière

Le festival estival de L’Éphémère se poursuit avec deux nouvelles expositions, l’une de YO WEBER dans la Grande Poudrière, l’autre de Clara Tabuteau au 28 de la Grande Rue de Port-Louis, deux nouvelles variations sur le thème de la cabane que nous vernirons ensemble le vendredi 23 août, à 18H pour la première et à 19h pour la seconde. Faites-nous l’amitié de votre présence.

(Ci-dessous quelques images: cliquez pour les agrandir)

 

Atelier Ephémère et Grande Poudrière: images et textes…

Lors du « vernissage » des deux expositions proposées par L’éphémère dans son propre lieu (Cachée) et dans la Grande Poudrière (Après nous ?) réunissant cinq artistes, j’ai tenu à lire deux petits grands textes qui me semblaient dire notre dangereux Jourd’hui mieux que je ne l’aurai fait, les voici :

Le premier : « Enfants, nous avons pris connaissance du monde en me temps que de sa fin imminente. (…) On avait déjà décidé pour nous qu’il n’y avait plus rien à faire. (…) Nous n’avions pas vingt ans ; nous arrivions trop tard. Alors que faire ? La réponse est simple : renaître comme il nous plaira. Étant tout sauf désabusés, nous n’avons plus d’autre choix que d’inventer une nouvelle voie. La place est déjà prise ? Trop prisée ? Nous irons ailleurs, explorer. Tant pis pour le confort, tant pis pour la sécurité, et tant pis si nous ne sommes plus capables d’expliquer à nos parents ce que nous faisons de nos journées. Nous sommes soutenus par l’amour que nous nous portons. Plus rien n’est entre nous et la musique : l’énergie et la foi suffisant pour la créer, un ordinateur pour la mixer et la distribuer tout autour du monde. Nous sommes cosmopolites mais pratiquons le local : dans des sphères restreintes et de fait habitables, nous façonnons des objets qui nous ressemblent, puis nous les partageons. (…) Partout nous nous réapproprions nos heures. Nous sommes indépendants, multitâches et bricoleurs. Nous échangeons nos vêtements, nos logements, nos idées. Sans faire de bruit, une révolution discrète, locale et qui ne cherche à convaincre personne a déjà eu lieu. Nous acceptons désormais d’être sans statut, retirés dans les marges joyeuses, par nécessité comme par choix. L’avenir est pour nous dans les friches. Pareils à des ballons partis trop haut, nous ne pouvons plus redescendre : dans un ciel sans repères, nous cherchons les nouvelles couleurs. Le monde est une pâte à modeler, pas cette masse inerte et triste pour laquelle il passe. Des futurs multicolores nous attendent. N’ayez pas peur, il n’y a plus rien à perdre.

Le second : C’est parce que nous sommes près du pire ; ou plutôt parce que la menace du pire est près de nous, plus qu’en aucun âge du monde, menace toute entière contenue dans rien moins qu’un grain de poussière, dans un point invisible, absolument comme si d’une graine ailée, d’une goutte de pluie, nous devions attendre non seulement la mort, mais des souffrances dont le simple récit voilé serait insoutenable, et ensuite, par un enchaînement monstrueux, un cataclysme qui réduirait à une explosion d’astres tous les hommes, tout ce qu’ils ont fait, et leur séjour aussi bien ; c’est à cause de cela même qu’il nous faut nous tenir tranquilles, prodigieusement tranquilles, et nous efforcer ( cela n’est pas aisé ) d’être fermes ; de ne laisser que le meilleur de nous ; d’exiger en particulier de nos paroles une perfection en quelque sorte désespérée : ne serait-ce que par goût de l’honneur, et pour n’être pas indignes de quelques grands exemples.

Le 1er est extrait d’une tribune publiée par le quotidien Le Monde en 2016, et c’est le collectif de jeunes artistes, CATASTROPHE, qui en est l’auteur. Le second est extrait de OBSERVATION ET AUTRES NOTES ANCIENNES (Gallimard) de Philippe Jaccottet, immense poète mort récemment, ces lignes étant de 1962. Il vous appartient d’en faire bon usage, de les rapprocher et de les commenter.  Joël Jouanneau.

…et à l’Ephémère… (Ci-dessous, cliquez sur une photo pour l’agrandir).